Il est en principe interdit de circuler sur des aires publiques avec un véhicule à moteur sans plaques ni permis de circulation. Une exception s'applique toutefois aux véhicules affectés au trafic interne d'une entreprise, lesquels peuvent être utilisés dans le périmètre de l'entreprise et sur les routes et chemins adjacents. Le transport de marchandises dans le cadre du trafic interne de l'entreprise peut également être autorisé. Par contre, les courses empruntant des zones tierces sont interdites.
Sont réputées publiques les aires de circulation librement accessibles à toute personne se déplaçant à pied ou à bord d'un véhicule. Le rapport de propriété sur le bien-fonds n'a aucune importance. Sont donc considérés comme des aires de circulation publiques tous les espaces utilisés pour la circulation (y c. à pied), tels que les routes, les pistes cyclables, les chemins ruraux, les chemins forestiers, les routes agricoles, les trottoirs, les cours de maison, les places de stationnement, les zones d'exploitation d'une entreprise, etc.
Une aire de circulation n'est pas publique lorsqu'elle est destinée exclusivement à une utilisation privée et clairement identifiable comme telle. Pour remplir ce critère, elle ne doit être accessible qu'à un nombre limité de personnes et elle doit être clôturée ou pourvue de panneaux signalant que l'accès en est interdit par décision judiciaire.
L'émolument perçu pour l'autorisation de trafic interne dépend de l'utilisation des véhicules. S'y ajoutent des émoluments pour l'expertise des véhicules et les charges extraordinaires, le cas échéant.